Les patrons français et algériens réunis par l’IPEMED : « Il est temps de se projeter vers l’avenir »

Photo ci-dessus - Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE) algériens. Capture d’image d’après une vidéo © IPEMED
Réda Hamiani, le patron des patrons algériens, président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), participait à cette rencontre, ainsi que Slim Othmani, président directeur général de NCA, société leader dans l’agroalimentaire en Algérie et Nassim Kerdjoudj, jeune PDG de Netskills, entreprise en pointe dans le domaine des NTIC.
Côté français, on pouvait noter la présence de Xavier Beulin, PDG de Sofiproteol, Jean-Paul Bailly, président du Groupe La Poste, Henri Nallet, ancien ministre français de l’Agriculture et conseiller du président des Laboratoires Servier. François Scheer, conseiller international d’Anne Lauvergeon et ancien ambassadeur de France en Algérie, représentait le groupe Areva. Bernard Guirkinger intervenait au nom Suez Environnement et Denis Simonneau, conseiller diplomatique de Gérard Mestrallet, pour le groupe GDF Suez.
Malgré une actualité algérienne marquée par la crise que traverse la Sonatrach et par les tensions récurrentes entre opérateurs économiques français et les autorités algériennes, les débats furent libres et dépassionnés.
Nouvelle approche
La partie algérienne a insisté sur la nécessité d’une nouvelle approche des opérateurs français en matière d’investissement. « Les firmes françaises doivent tenir compte du rôle accru des acteurs privés algériens, aux côtés des opérateurs publics traditionnels », a déclaré Reda Hamiani.
Elles doivent aussi, selon lui, prendre en considération la présence en Algérie d’autres pays tels que la Chine, l’Inde et autres pays européens… Enfin elles pourraient « adopter des positions plus pragmatiques, inspirées du modèle anglo-saxon ».
Les intervenants français ont, de leur côté, souligné l’importance d’une stabilité et d’une prévisibilité en matière de législation économique en Algérie pour améliorer, par un cadre juridique et fiscal adapté, la sécurisation des investissements dans le pays.
Les deux parties ont convenu que les bisbilles bilatérales n’ont pas épargné leurs relations, sans pour autant remettre en cause le potentiel de développement entre les deux pays. « L’histoire des relations entre la France et l’Algérie a souffert d’un mauvais dosage entre le politique et l’économique », souligne Slim Othmani.
« Le politique a trop prévalu. Il faut réduire le dosage politique pour davantage relancer l’économique. » « Il est temps de se projeter vers l’avenir », conclut Nassim Kerdjoudj, « en utilisant aussi le capital du passé ».
Véronique Stéphan
Chef de cabinet IPEMED
Source : www.ipemed.coop
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