EuroMed, mode d’emploi

« Invest in Med », le catalyseur de réseaux d’entreprises et de synergies de filières nord - sud

Tous pays UPM | 4 janvier 2010 | src.leJMED.fr
Marseille - Emmanuel Noutary*, Directeur du programme « Invest in Med », et son adjoint Sébastien Dagault* nous donnent dans cette entrevue exclusive les clés pour mieux percevoir leur mission au service du réseautage d’entreprises en Euro-Méditerranée. Une première approche pour savoir comment mettre en place une initiative, rechercher des partenaires, participer à une initiative en cours de préparation…

Photo ci-dessus : Emmanuel Noutary (à droite) et Sébastien Dagault, dans les locaux d’ANIMA, devant les étagères des nombreuses publications expertes de l’association - © leJMED.fr


leJMED.fr - Comment une PME, voire une TPE, peut-elle participer aux activités du réseau Anima ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - Toute entreprise peut participer directement à nos événements, une centaine par an. On les trouve facilement sur notre agenda en ligne, par secteur, par pays par type d’événement, par date…

leJMED.fr - Comment une PME, voire une TPE, qui souhaite vous proposer un projet doit-elle s’y prendre ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - Nous travaillons avec les Fédérations d’entreprises, les Chambres de commerce, le réseau des Agences de développement au service des entreprises. L’entreprise qui souhaite proposer un projet doit faire partie d’un consortium d’acteurs multilatéraux nord-sud, comprenant par exemple des entreprises françaises, marocaines, libanaises… Concrètement nous travaillons donc avec des acteurs de terrain, qui vont organiser le regroupement des entreprises. Nous, nous sommes au service de ces organismes de développement économique et nous intervenons par thématiques.

leJMED.fr - Un premier exemple ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - Imaginons le cas d’une entreprise qui aurait une compétence en simulation de “crash test” pour l’industrie automobile, et qui voudrait approcher des partenaires potentiels algériens, sachant que l’Algérie veut développer une industrie automobile… Si l’entreprise nous contacte directement, notre réponse sera de l’inciter d’abord à se rapprocher d’autres opérateurs français du secteur, de pôles de compétitivité, en Algérie et en Méditerranée, de travailler sur la recherche de complémentarité et de participer à des évènements d’affaires entre des acteurs européens et des acteurs sud-méditerranéens.

leJMED.fr - C’est à l’entreprise que revient donc la charge de constituer un pôle et de rechercher ces complémentarités ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - Non, elle en saisira sa fédération professionnelle qui prendra en charge le processus fédérateur, travaillera avec les pôles et autres acteurs locaux et sollicitera pour des projets de développement à l’international. Notre rôle est de travailler d’abord à identifier et cartographier ces pôles puis à financer des événements ou se construiront ces complémentarités. Avec cette idée d’identifier quel est le marché potentiel du projet. Et, sur ce marché, où sont l’intérêt et les opportunités, en termes de filière, à mixer des compétences nord-sud. Favoriser les synergies de filières nord-sud, c’est ainsi que l’on peut résumer notre mission, le but ultime étant d’être au service du développement des pays du sud de la Méditerranée, pour un développement durable, ce qui pour nous signifie des transferts de compétences, et de la création locale d’emplois.

leJMED.fr - Quelle est la procédure de soumission d’un projet ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - On reçoit les projets spontanés via Internet, ou bien nous demandons à des consortiums qui rassemblent au mois deux pays sud méditerranéens et un du nord, d’identifier un problème, de proposer un projet d’actions sur un an. Ces actions sont en général plusieurs petites opérations : rencontres d’affaires, formation, assistance technique… et de les coordonner sur un an. On va évaluer leur impact, estimer quel modèle d’exemplarité cela peut avoir pour inspirer d’autres projets en Méditerrané, quelle visibilité ils apportent à la filière visée, quelle pertinence ou innovation ils représentent par rapport à d’autres projets…

La procédure est en ligne sur notre site « Invest in Med », et nous avons donc des échanges en amont avec des consortiums, mais parfois aussi directement avec des porteurs de projets, comme durant la IIIe Semaine économique de la Méditerranée, début octobre à Marseille. Ensuite le projet est examiné par nos équipes. Trois experts se prononcent sur chaque projet, en fonction des critères que nous avons évoqués. Un comité exécutif paritaire nord-sud – composé de six personnes, représentant les composantes du consortium MedAlliance, soit les CCI, les Fédérations d’entreprises et les agences de développement économique – opère à la sélection finale.

leJMED.fr – Etes-vous seulement récepteur, ou sollicitez-vous des prises d’initiatives ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - Tous les six mois, nous procédons par Appel à initiatives. Notre IIIe Appel, dernier en date, a été clos en novembre 2009, a impliqué 140 acteurs économiques, et nous allons procéder à la sélection des meilleurs projets d’ici à la mi-janvier 2010 ; le prochain Appel à initiatives est donc prévu pour un dépôt de dossier au plus tard en mai prochain.

Comme nous le disions à l’instant, nous demandons aux fédérations professionnelles, chambres de commence et agences de développement, d’identifier les problèmes économiques qui font mal aujourd’hui à la Méditerranée, et de proposer des projets d’actions. Nous retenons ensuite les meilleurs projets, en fonction de plusieurs critères, à commencer par le fait que le projet s’inscrive dans l’un de nos secteurs prioritaires d’action, à savoir : efficacité énergétique, énergies renouvelables ; services aux entreprises et valeur ajoutée industrielle ; TIC, technologies de l’information et de communication ; pharmacie, santé, cosmétique ; formation professionnelle ; distribution et logistique ; développement urbain ; accès au financement des PME… Vous voyez, c’est très vaste !

leJMED.fr - Quels sont vos critères de sélection ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - D’abord, l’impact en termes de création potentielle d’emplois et de création de richesses, notamment la possibilité d’export, tant pour les entreprises du nord que du sud. Mais aussi, on ira plus loin que la seule analyse de l’intérêt commercial des entreprises, on s’intéressera à la possibilité de création de valeur entre les co-acteurs nord-sud. Donc, si l’on reprend l’exemple des “crash test”, est-ce que l’on peut travailler sur des transferts de technologie, sera-t-on ou pas confrontés à des problèmes de montée en compétences d’équipes pour construire des solutions intégrées entre les différents pôles nord-sud ?… et dans ce cas, comment les résoudre ? Le tout en en recherchant certes un rapport gagnant-gagnant.

leJMED.fr - Voulez-vous nous donner un exemple de projet en cours, choisi selon vos critères ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault- Nous avons un projet en cours sur des savoir-faire d’isolation des bâtiments, porté d’ailleurs par la Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie, la CACI, accompagnée par des partenaires allemands de la GTZ, l’équivalent de l’Agence française de développent (AFD).

Le contexte du projet est celui d’un très important programme de construction de logements sociaux en Algérie, jusqu’en 2012, avec une problématique, comme partout désormais, de développement durable… Il y a donc là un très gros marché et, du point de vue algérien, ce qui est assez logique, une attente de compensation sur l’aide à constitution d’une filière algérienne d’industrie du bâtiment, notamment sur les savoir-faire d’isolation…

Dans cet exemple, ce que nous finançons, via « Invest in Med », est un projet, sur un an, d’évaluation des segments potentiels du marché – logement social, mais aussi résidentiel privé – et, sur ces segments, d’identification tant des compétences existantes en Algérie – et il y en a de spécifiques, par exemple pour l’utilisation des matériaux naturels – que des “briques” de compétences manquantes à aller chercher pour construire une vraie industrie d’isolation du bâtiment en Algérie…

On va donc conduire un travail assez fin pour identifier ces “briques de compétences” existantes ou à créer en partenariat, avec ce double objectif : exporter, dans ce cas précis pour les Européens ; construire la filière d’isolation dans le BTP, pour les Algériens.

Au regard de cet objectif, nous organisons des rencontres d’affaires – pour cette filière, au Batimat de novembre à Paris, et au Batimatec d’Alger, en mai. Après le travail en amont, nous organisons donc des événements, ou nous y contribuons, puis des colloques pour aller creuser la dimension action-réflexion. C’est la spécificité de notre mode opératoire, l’objectif final étant de créer un réseau d’affaires euroméditerranéen élargi… Notre action vise donc des entreprises déjà conséquentes, et susceptibles de devenir des “champions” régionaux et internationaux, car c’est de cela que la Méditerranée a besoin, comme la présidente sortante d’Anima Investment Network, Laïla Sbiti, a eu l’occasion de le réaffirmer lors de la IIIe Semaine économique de la Méditerranée, à Marseille, en octobre dernier. Et dans ce cas de la filière d’isolation des bâtiments, on remarquera aussi que c’est un projet typiquement multilatéral, avec des partenaires tunisiens, français, algériens et allemands, déjà cités.

leJMED.fr – Dans quelle fourchette se situe votre soutien financier aux projets ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - Nos tickets de financement s’élèvent en moyenne à 75 000 euros par projet, pour une fourchette allant de 50 000 à 200 000 euros, et pour un maximum de 75 % de leur montant total.

leJMED.fr - Voulez-vous nous citer trois exemples de projets récemment sélectionnés ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - La filière isolation des bâtiments en Algérie, dont nous venons de parler, est un premier exemple de projet en cours de développement. Un second exemple est celui du projet TEXTECHMed, pour « textiles techniques en Méditerranée », qui part du constat qu’aujourd’hui la filière textile euroméditerranéenne souffre de la concurrence asiatique, et qu’il faut anticiper, innover. On fait pour cela se rencontrer les représentants des principaux pôles textiles de Méditerranée, pour qu’ils réfléchissent ensemble sur cette logique des chaînes de valeur à prioriser, et les types de partenariats sur lesquels travailler, avec une cartographie assez fine des compétences et complémentarités respectives, base de toute bonne relation d’affaires.

Nous allons aussi se faire rencontrer des centres de formation, de recherche, et des investisseurs, avec l’objectif de favoriser les partenariats entre tous ces protagonistes. Cette initiative est née de EBN, European Business Innovation Network, qui est le réseau des pépinières des parcs technologiques européens, association basée à Bruxelles, et qui labellise aussi des pôles textiles sud-méditerranéens. Outre les représentants européens, elle regroupe au sud la Fédération textile marocaine (MFC), le pôle de compétitivité textile de Monastir-El Fejja (MFC Pôle, Tunisie). Notre schéma de coopération est le même que celui que nous avons détaillé à propos de la filière isolation en Algérie : rencontres, études, assistance technique visant le transfert de compétences, rencontre de partenariat, programmée pour fin juin 2010. En tout, ce type processus s’étend en moyenne sur une année.

leJMED.fr - Comment évaluez-vous votre propre niveau de satisfaction au regard des actions développées tout au long du processus de coopération que vous accompagnez ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - Notre rôle est assimilable à celui des fonds d’amorçage. Nous avons des objectifs en termes de moyens, de participants, de réseaux. Nous sommes assez regardants sur les résultats, une autre partie de notre travail étant justement de les évaluer…

leJMED.fr - Et le troisième exemple ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - Un projet transversal, par exemple Plato. C’est un concept porté par des chambres de commerce belges, et qui vise à faire accompagner des petites entreprises par des plus grandes. Ils ont dupliqué le modèle Plato en Egypte, avec notre soutien. Parallèlement, on citera l’initiative du Réseau Entreprendre International, porté par la famille Mulliez. Il s’agit dans ce cas de parrains, des chefs d’entreprise expérimentés, qui s’assemblent pour accorder des prêts d’honneur à des jeunes entrepreneurs. Plus important peut-être encore que le prêt d’honneur, c’est l’accompagnement gracieux, sur deux ans, du jeune entrepreneur par un chef d’entreprise expérimenté. Pour notre part, nous aidons Réseau Entreprendre International à déployer ses méthodes de coaching en Tunisie et au Liban.

Un autre projet sur l’entrepreneuriat, porté par le Cercle des Jeunes Dirigeants, vise à la mise en réseau de Marocains et de Tunisiens d’un côté, de Belges et de Français de l’autre. C’est un circuit de rencontre entre petites boîtes innovantes, pour déceler comment elles peuvent travailler ensemble, et comment les uns et les autres pourraient internationaliser leurs innovations. Car les marchés méditerranéens étant trop petits, la clé de la réussite réside forcément dans l’internationalisation. C’est important de pouvoir se développer en même temps sur les marchés de plusieurs pays.

C’est d’ailleurs une démarche assez innovante : on n’attend plus d’avoir réussi chez soi pour oser aller à l’international, on vise le développement simultané sur plusieurs marchés. Cela pose évidemment des problèmes nouveaux de financement et d’accompagnement simultané.

leJMED.fr – Quelle est votre implication dans ces réseaux que l’on pourrait qualifier d’exogènes, par rapport à vos propres réseaux ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault – Comme nous avons déjà eu l’occasion de le signaler, notre rôle est assimilable à celui des fonds d’amorçage. Nous sommes aux côtés de ces preneurs d’initiatives pour donner le coup de pouce de démarrage… C’est le cas pour Plato Egypte, nous les avons aidés pour l’objectif d’installer un réseau Plato dans ce pays, mais ensuite il leur revient de dupliquer l’expérience ailleurs, sans nous… Idem pour le Réseau Entreprendre International, que nous aidons à créer un Club à Tunis et au Liban, mais qui volera ensuite de ses propres ailes…

leJMED.fr - Quels sont vos bons conseils pour présenter un bon dossier ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - D’abord nous nous efforçons d’être très clairs sur ce que l’on attend : nous orientons les projets vers les secteurs à viser, les régions cibles, ou encore vers ce que serait selon nous un consortium idéal, ou la meilleure organisation envisageable du projet… Pour y parvenir, nous allons échanger autour de pré-projets. Concernant les critères, nous avons déjà évoqué celui du potentiel de création d’emploi, de création de valeur et de transfert de technologie. Nous sommes aussi attentifs aux stratégies de sortie – le projet sera-t-il pérennisé après notre contribution d’amorçage ? Le respect de chaque critère fait l’objet d’une notation…

leJMED.fr - Un projet qui est recalé peut-il vous être représenté, une fois amendé ?

Emmanuel Noutary et Sébastien Dagault - C’est plutôt en amont que la question se pose, car nous sommes disponibles pour aider l’initiateur à passer du pré-projet au projet, en remédiant avec lui aux points faibles. Nous sommes là aux antipodes des protocoles jugulaires de certains appels d’offres administratifs, où il est disqualifiant d’entrer en contact avec l’émetteur d’un appel d’offre. Bien au contraire, nous sommes un réseau, nous travaillons en réseau, nous avons donc intérêt à susciter et à conforter le maximum d’implication chez tout protagoniste, et certes pas à le décourager !

Nous nous efforçons donc d’apporter l’ingénierie technique, l’assistance à projets. Il n’est donc pas interdit de nous contacter pour peaufiner un avant-projet ! Mais, quelle que soit l’assistance que nous pourrions apporter à ce stade, il ne faut pas oublier que nous sommes tenus à une position de neutralité. Et que le Comité de sélection demeure souverain !

Entretien réalisé par Alfred Mignot pour leJMED.fr

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* Emmanuel Noutary - Emmanuel Noutary est Directeur du Programme « Invest in Med ». Ancien collaborateur de L’Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII - « Invest in France ») il a rejoint Anima Investment Network dès sa création, à la mi-2006. Courriel : emmanuel.noutary [arobase] anima.coop

* Sébastien Dagault - Sébastien Dagault est Directeur adjoint du Programme « Invest in Med ». Il a rejoint l’équipe en janvier 2009. Courriel : sebastien.dagault [arobase] anima.coop

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Le glossaire de l’article

Invest in Med - Le programme Invest in Med vise à développer durablement les relations d’affaires, les investissements et les partenariats d’entreprises entre les deux rives de la Méditerranée. Sept personnes travaillent sur la coordination du programme. Financé à 75 % par l’Union européenne sur 2008-2011, il est piloté par le consortium MedAlliance, mené par ANIMA.
Site : http://www.invest-in-med.eu

Le consortium MedAlliance - MedAlliance réunit des agences de développement économique (ANIMA), des CCI (ASCAME, EUROCHAMBRES) et des fédérations d’entreprises (BUSINESSMED). Avec les membres de ces réseaux et leurs partenaires associés (ONUDI, GTZ, EPA EuroMéditerranée, Banque Mondiale etc.), un millier d’acteurs économiques sont ainsi mobilisés au travers d’initiatives pilotes centrées sur des filières méditerranéennes d’avenir.

Les membres des réseaux de la MedAlliance sont les affiliés directs des réseaux dirigés par chacun des quatre membres du consortium : ANIMA Investment Network, ASCAME, BUSINESSMED et EUROCHAMBRES. Les OSE (Organisation de soutien aux entreprises – BSO, Business Supporting Organisation) : API (Agences de promotion des investissements), CCI (Chambres de commerce et d’industrie), FE (Fédération d’entreprises). Chaque année, une centaine d’opérations de terrain associent les 27 pays de l’Union européenne et leurs 9 partenaires du sud : Algérie, Autorité Palestinienne, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie et Tunisie.

Elles comprennent des événements de mise en relation (rencontres d’affaires, ateliers, conférences) ; des opérations d’assistance (missions de soutien et détachements de personnel) ; des formations (ateliers) ; des supports documentaires (guides, intelligence économique, études). Afin de maximiser son impact, le programme sélectionne un certain nombre de niches sectorielles à fort potentiel, ou de domaines transversaux comme le rôle des jeunes entrepreneurs et des femmes, des diasporas, de la micro-entreprise, le développement de la franchise, les partenariats public-privé et le financement des PME.

L’association ANIMA - ANIMA Investment Network est une plate-forme multi-pays de développement économique de la Méditerranée. Le réseau réunit plus de 70 agences gouvernementales et réseaux internationaux du pourtour méditerranéen. L’objectif d’ANIMA est de contribuer à une amélioration continue du climat des affaires et à la croissance de l’investissement dans la région Méditerranée. Basée à Marseille, ANIMA Investment Network est soutenue par la ville de Marseille, la région Provence - Alpes - Côte d’Azur, et l’Union européenne, principal bailleur de fonds avec 75 % du budget annuel. L’équipe comprend huit personnes qui travaillent en transversal sur plusieurs projets.
Site : ANIMA Investment Network

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