Christine Lagarde : « Il n’est pas utile de se précipiter sur une dégradation de la note de la Tunisie »

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Après que l’agence de notation Fitch Ratings a placé vendredi 14 janvier 2011 la note à long terme BBB de la Tunisie sous surveillance avec implication négative, c’est-à-dire avec un risque de déclassement, ce qui le situe deux crans à peine au-dessus de la catégorie spéculative (junk), Christine Lagarde a appelé a appelé les agences de notation internationales à la retenue sur la l’appréciation de la note de la Tunisie, lundi 17 janvier, au micro d’Europe 1.
Photo ci-dessus : Christine Lagarde, ministre française de l’Économie et des Finances, lors de son intervention au micro d’Europe 1, lundi 17 janvier 2011. © Capture vidéo Europe 1.
Pour la ministre française de l’Économie et des Finances, la Tunisie doit avoir le temps de « retomber sur ses pieds » après la chute du régime Ben Ali.
Ainsi, selon Christine Selon Lagarde « tout acharnement thérapeutique » serait déplacé, à l’heure actuelle. Et si elle déclare qu’elle « comprend très bien l’espèce d’acharnement thérapeutique qui consiste à être d’une vigilance totale sur la situation économique et sa dégradation », elle estime aussi qu’il faut « laisser un peu la transition s’opérer".
Une semaine plus tard, le vendredi 21 janvier, ce fut au tour de Pierre Lellouche, le secrétaire d’État français au Commerce extérieur (né à Tunis) d’apporter son soutien à la Tunisie de la Révolution du Jasmin, en appelant les entreprises françaises à rester en Tunisie. « Je dis à nos entreprises de rester, on emploie 100 000 Tunisiens, on a 1 200 entreprises, on fabrique même des éléments d’Airbus en Tunisie, on ne va s’en sortir qu’en restant là et en étant à leurs côtés », a lancé Pierre Lellouche sur la même radio Europe 1.
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