Version imprimable de cet article Imprimer

Outils

Villes

Pays

Belle réussite du grand colloque du CAMED
sur « Les défis méditerranéens »

Tous pays UPM | 9 février 2010 | src.leJMED.fr
Paris - Organisé par le Dr Ijab Khoury, Présidente-fondatrice du CAMED, et Intitulé « Les Défis méditerranéens », l’important colloque qui s’est déroulé durant toute la journée de mardi 2 février à l’Assemblée nationale, a largement tenu ses promesses : tour d’horizon quasi exhaustif et sans tabou, intervenants de grande qualité, public très nombreux et captivé.

Photo ci-dessus, de g. à dr. : le Pr Bernard Debré, ancien Ministre, Député de Paris, Président d’honneur du CAMED ; Renaud Muselier, ancien Ministre, Député des Bouches-du-Rhône, Président du Conseil Culturel de l’Union pour la Méditerranée ; Mme le Dr Ijab Khoury, adjointe au Maire du XVIe arrdt. de Paris, Présidente-fondatrice du CAMED (Cercle Amical pour la Méditerranée) et organisatrice du colloque. © LeJMED.fr


À vrai dire, ce colloque était en lui-même un défi, car au menu des six tables rondes, Mme le Dr Ijab Khoury et le Pr Bernard Debré, Député de Paris, Président d’honneur du colloque et du Cercle Amical pour la Méditerranée (CAMED), n’ont pas hésité à programmer des interventions et débats sur des questions délicates, censées cliver les assemblées, et que souvent les organisateurs de ce genre de rencontre évitent à tout prix. Ce fut par exemple le cas de la première table ronde, dédiée à l’examen de l’état des lieux du conflit israélo-palestinien.

Israël-Palestine :
la vision d’avenir de Boutros-Boutros Ghali

JPEG - 121.6 ko
De gauche à droite au premier rang : Maître Marc Lévis, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ; SAR la Princesse Fadila Farouk ; le Pr Bernard Debré, ancien Ministre, Député de Paris, Président d’honneur du CAMED ; Renaud Muselier, ancien Ministre, Député des Bouches-du-Rhône, Président du Conseil Culturel de l’Union pour la Méditerranée ; Mme le Dr Ijab Khoury, adjointe au Maire du XVIe arrdt. de Paris, Présidente-fondatrice du CAMED (Cercle Amical pour la Méditerranée) et organisatrice du colloque. © LeJMED.fr

De cette première table ronde, à laquelle participait notamment SE Nassif Hitti, Directeur de la Mission de la Ligue des États Arabes à Paris, on pourra retenir avant tout la vision prospective de Boutros Boutros-Ghali. Pour l’ancien Secrétaire général de l’ONU, puis de l’Organisation internationale de la Francophone, « la seule donnée démographique autour et à l’intérieur d’Israël nous dicte un choix de solution pour le long terme (…) Israël, pays démocratique – l’un des rares de la région – connaîtra une profonde transformation de son électorat d’ici à quelques décennies, pour atteindre d’abord une parité entre Israéliens juifs et Israéliens d’origine arabe, chrétienne ou musulmane. Cette parité pourrait être ensuite dépassée.

L’hypothèse de deux États séparés – l’un Juif, l’autre Palestinien – devient ainsi de moins en moins crédible. »

Reste, selon M. Ghali, et ainsi que le rapporte notre collaborateur Alfi Malek à imaginer une fédération, à l’image de l’Afrique du Sud, où deux identités seraient unies dans un même territoire…

La burqa,
marqueur d’un « obscurantisme de la modernité »

Les organisateurs du colloque ont aussi eu le cran de mettre à l’ordre du jour cette question délicate et actuellement fortement débattue, celle de la burqa, incluse dans une table ronde à l’intitulé certes plus académique : « Identité et laïcité : le modèle laïque est-il dépassé ? ».

N’empêche, c’est Hélé Béji, universitaire et écrivain tunisienne, qui a sonné une véritable charge anti-burqa, avec le tempérament et le talent qui lui sont largement reconnus. Pour Hélé Beji en effet, la burqa apparaît comme un marqueur de « l’obscurantisme de la modernité », une « outrance post-moderne d’une gestuelle cultuelle régressive », à la fois expression de « l’hyper-individualisme » de notre époque et du « fétichisme religieux musulman ». On aura compris que Hélé Béji est profondément hostile au port de la burqa, et qu’elle inscrit son propos dans l’esprit de la laïcité à la française, soit la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Religion, identité et laïcité

Ce thème de la laïcité fut également repris dans l’intervention de Thibault Colin, philosophe et écrivain, ainsi que par Pierre Lambicchi, le grand Maître du Grand Orient de France.

S’essayant à proposer des éléments de définition de la laïcité, Thibault Colin insista sur le principe fondateur de dissociation entre citoyenneté et religion, concédant cependant que l’approche rationaliste des laïcs renvoyait tout de même à un présupposé moral, voire anthropologique, et donc à un questionnement premier – qu’est-ce que l’homme ? – très proche du questionnement métaphysique, voire religieux…

Pierre Lambicchi, Grand Maître du Grand Orient de France, résuma d’une formule la posture constante des francs-maçons, auxquels la France doit en grande part la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat : « L’Etat à l’Etat, les églises à l’Eglise ».

Cela dit, le Grand Maître révéla une réalité peu connue : des loges maçonniques du Grand Orient sont actives dans plusieurs pays sud-méditerranéens, et, depuis déjà douze ans, le Grand Orient promeut dans ses travaux le rapprochement des deux rives de la Méditerranée – une information que Patrice Billaud, 1er Grand Maître adjoint du GODF, avait lui aussi livrée quelques jours auparavant, lors d’un colloque au Palais du Luxembourg.

Mais, « l’Islam est-il compatible avec la laïcité ? », s’interrogea Raphaël Liogier, Directeur de l’Observatoire du religieux de Sciences Po Aix-en-Provence. « Non, estima-t-il, aucune religion ne peut d’ailleurs accepter la laïcité », la cohabitation que nous connaissons en France étant l’objet d’un perpétuel compromis entre deux forces antagonistes.

En revanche, selon Emmanuel Espagnol, historien, « il faut garder foi en la raison » (sic !), car si en effet l’Islam fait aujourd’hui l’objet d’une instrumentalisation politique, des études nous apprennent que la pratique religieuse des musulmans de France est en baisse, et qu’elle évolue donc conformément à la tendance générale. Il ne faut donc pas se laisser abuser par les effets d’optique des « affirmations identitaires, qui elles sont plus fortes et plus visibles »…

Pour une coopération monétaire
et bancaire en Méditerranée

JPEG - 38 ko
Le Pr Christian de Boissieu, Président du Conseil d’analyse économique auprès du PM François Fillon. © Le JMED.fr

Christian de Boissieu, économiste de renom et Président du Conseil d’analyse économique auprès du PM François Fillon, est un observateur assidu des évolutions macroéconomiques du Bassin méditerranéen. Participant à la table ronde dédiée à l’économie, il affirma, comme lors d’une récente intervention auprès de l’IPEMED, l’importance « d’aller vers une coopération monétaire et bancaire en Méditerranée » et que « la création d’une banque de financement de la Méditerranée serait un symbole politique fort », reconnaissant d’ailleurs que sur ce point il avait évolué, car il y a quelques années il était opposé à cette option.

Mais, en Méditerranée, depuis une décennie, le financement de grands projets vient aussi des banques islamiques, qui s’y développent à un rythme soutenu, à côté des banques « classiques » préexistantes. Un thème également fort opportunément mis à l’ordre du jour – peu de gens savent en effet de quoi il retourne – et que Estelle Brack, économiste chargée de Chargée de relations externes et affaires internationales à la Fédération bancaire française, éclaira de son expertise.

JPEG - 31 ko
Henry Marty-Gauquié, Directeur de la BEI à Paris, en charge des liaisons avec les organisations internationales. © LeJMED.fr

Autre grand financeur en Méditerranée, la Femip (BEI) que dirige Philippe de Fontaine-Vive Curtaz, était représentée par Henry Marty-Gauquié, Directeur de la BEI à Paris, en charge des liaisons avec les organisations internationales.

Pour HMG, la crise a mis en exergue « le formidable degré d’interdépendance auquel, volens nolens, les économies des deux rives de la Méditerranée sont déjà parvenues ». En effet, si la crise semble avoir moins affecté les pays du sud, notamment parce qu’ils sont moins intégrés à l’économie globale, et aussi parce que le secteur informel y joue un rôle d’amortisseur, un certain nombre d’indicateurs démontrent clairement leur haut niveau de dépendance : les IDE y ont fortement baissé, ainsi que le flux touristique et les exportations vers le nord européen, tandis que les transferts des migrants du nord vers le sud ont aussi enregistré un net recul, et ces facteurs conjugués ont évidemment induit une moindre croissance des pays émergents du sud.

Par ailleurs, observa Henry Marty-Gauquié, « la sur-perception du risque est l’une des caractéristiques de la Méditerranée. Il nous faut donc travailler sur la confiance vis-à-vis de l’extérieur ; le Nord doit continuer à soutenir le Sud, en orientant plus les financements vers l’économie réelle ».

La fantastique aventure du Droit romain-méditerranéen

La table ronde dédiée à la thématique de l’harmonisation des droits méditerranéens aurait pu être rébarbative, elle s’avéra passionnante, grâce au talent des intervenants qui surent intéresser un public non expert.

Ainsi Mme Emmanuelle Chevreau, professeur agrégé, nous conta-t-elle comment le droit romain s’était dès les origines construit comme un système juridique à vocation universelle, tout en préservant et en intégrant les usages locaux antérieurs, et sans jamais s’imposer par la force, mais en étant proposé comme option alternative aux différents droits régionaux. Une aventure qui aurait pu tourner court à la suite de la chute de l’Empire d’Occident, mais qui au contraire continua de prospérer, grâce aux écoles de droit de Beyrouth et de Constantinople qui, soutenues par l’empereur Justinien, aboutiront, en 533, à la publication de la première compilation historique de droit civil, le fameux Corpus Juris Civilis, aussi appelé le Code de Justinien… qui inspire aujourd’hui encore l’essentiel de notre propre Code civil.

Dominique Charpin, Directeur d’Études à l’École Pratique des Hautes Études (Paris I Panthéon-Sorbonne), raconta comment au fil des siècles le droit romain « qui a quasiment tout inventé » fit le tour de la Méditerranée – à la seule exception de Malte et Gibraltar, régies par le droit anglo-saxon – et au-delà jusqu’en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Ainsi ce tronc commun du droit romain-méditerranéen apparaît-il aujourd’hui encore comme l’un des exemples les plus probants des passerelles civilisationnelles à l’œuvre depuis plus de deux mille ans en Méditerranée.

Pour l’harmonisation du droit des affaires
en Méditerranée

Fertilisé par ce long passé commun, le droit est-il aussi l’un des moteurs de l’avenir en Méditerranée ?

JPEG - 61.4 ko
Maître Marc Lévis, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. © LeJMED.fr

Telle paraît être la conviction de Maître Marc Lévis, qui souligna l’importance des déclarations du Sommet fondateur de l’Union pour la Méditerranée (UPM) le 13 juillet 2008. « Là où il y a une société, il y a du Droit », affirma l’avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Puis : « L’essoufflement du Processus de Barcelone a conduit à une refondation, avec la création de l’UPM. De cela découlera une refondation du Droit méditerranéen », dont les Déclarations du 13 juillet 2008 et du 5 novembre 2008 constituent les prémices, estima Maître Lévis, « par la force normative majeure, considérable, des signataires » soit 43 États et plusieurs organisations internationales. De ce fait, il est prévisible que les progrès de l’UPM se mesureront aussi à l’aune de l’avancée d’un droit de plus en plus commun, et… réciproquement !

L’harmonisation du droit des affaires en Méditerranée est l’une de ces avancées dont on comprend aisément qu’elle favoriserait au plus haut point la sécurisation des investissements directs étrangers (IDE) et donc la confiance des opérateurs économiques internationaux.

De cette harmonisation du droit des affaires en Méditerranée – projet fortement soutenu par le CAMED – Jean Paillusseau, Professeur émérite de l’Université de Rennes, expliqua qu’elle n’était point irréaliste, si l’on veut bien prendre en considération les exemples de l’OHADA (L’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), et de l’OHADAC (Organisme pour l’Harmonisation du Droit des Affaires dans la Caraïbe ), deux organismes qui visent à mettre en œuvre des espaces communs de droit des affaires (17 pays adhérents à ce jour pour l’OHADA, tandis que le projet OHADAC est en cours de finalisation). Des exemples dont pourrait s’inspirer l’UPM, car « Ça marche plutôt bien ! », conclut le Pr Paillusseau.

Culture et coopération :
le Conseil Culturel et la Francophonie

JPEG - 64.9 ko
Renaud Muselier, ancien Ministre, Député des Bouches-du-Rhône, Président du Conseil Culturel de l’Union pour la Méditerranée. © LeJMED.fr

Ancien ministre, Député des Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier fit le point d’étape sur les activités, les ambitions et les projets du Conseil Culturel de l’Union pour la Méditerranée qu’il préside.

Créé il y a à peine plus d’un an par décret présidentiel, le CC UPM, sous la direction de sa Secrétaire générale, Mme Cécile Longé,, présente un premier bilan d’activité bien rempli : constitution d’un groupe de réflexion et mise en place d’un comité stratégique internationaux, création du « Fonds méditerranéen pour la Culture », ouverture du site www.conseilculturel-upm.gouv.fr, contribution à l’opération de don de 500 000 livres du fonds BNF à la Bibliotheca Alexandrina, programmation de la semaine télévisuelle méditerranéenne, contribution en mai prochain au Forum-expo du Caire des métiers d’art et d’artisanat de la Méditerranée… et de nombreux autres projets en cours d’élaboration.

Parmi ceux-ci, celui annoncée le matin par Alain Joyandet, Secrétaire d’État chargé de la coopération et de la Francophonie : la mise en place d’un espace de création et de recherche commun, ouvert aux établissements français du bassin méditerranéen. Ce projet devrait permettre dans un premier temps la réalisation d’une exposition itinérante à partir des productions écrites et audiovisuelles réalisées par les élèves des établissements du réseau de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger (AEFE) et de la mission laïque française (MLF). À ce jour, 33 établissements participent à ce programme, dont 20 hors de France représentant ainsi 11 pays méditerranéens. Thème de l’expo : « Femmes de la Méditerranée, entre tradition et modernité ».

Fadela Amara développe des réseaux de villes
en Méditerranée

JPEG - 66.2 ko
Fadela Amara, Secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville. © LeJMED.fr

Comme lors des précédents grands colloques du CAMED, c’est Mme Fadela Amara, Secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville, qui prononça le discours de clôture.

« Je suis de celles et de ceux qui pensent que l’Union pour la Méditerranée peut-être le vecteur de la construction d’une paix durable en Méditerranée. Ce partenariat doit s’appuyer sur des projets concrets qui améliorent la vie des gens au quotidien… »

Et Fadela Amara d’annoncer quelques initiatives : « je veux développer les réseaux de villes qui permettent de réunir autour de problématiques communes, des villes qui partagent les mêmes enjeux et défis qu’il leur faut relever. (…) C’est ce que je construis au Liban à travers le Réseau des 3 villes qui réunit Beyrouth, Saida et Tripoli et que je souhaite voir élargir aux villes européennes. (…) Je travaille également à la réalisation d’un véritable label de villes nouvelles qui sont appelées à se développer en Egypte, en Algérie, au Maroc... Je souhaite créer un label qui prenne en compte l’environnement, la qualité des transports, du bâti… »

Dans cette perspective, la Secrétaire d’État annonça un colloque sur les villes nouvelles et durables qui se tiendra en juin prochain à Marseille, et réunira experts, élus et acteurs locaux autour de la problématique des villes nouvelles en Méditerranée.

Fadela Amara souligna aussi combien « les femmes de la Méditerranée contribuent depuis longtemps à tisser des liens entre les deux rives (…) Les femmes du Bassin méditerranéen ont des batailles communes à remporter pour la dignité humaine, pour l’émancipation, et trop souvent encore pour faire respecter les conventions internationales sur les droits humains fondamentaux dans les lois et surtout dans les mentalités.

Et c’est en ce sens qu’elles constituent le vecteur par lequel l’Union pour la Méditerranée prendra forme. »

Il ne restait donc plus à la Secrétaire d’Etat qu’à rendre un hommage appuyé à Mme le Dr Ijab Khoury, Présidente-fondatrice du CAMED et organisatrice de ce remarquable colloque. Un hommage auquel leJMED.fr s’associe pleinement, sans oublier tous ceux qui lui ont prêté main forte ou qui ont soutenu l’action du Dr Ijab Khoury, notamment le Secrétariat d’Etat à la Francophonie, le Secrétariat d’Etat à la politique de la Ville et… l’entreprise Total. Un bel exemple de PPP – partenariat public privé – en somme, et qui illustre pertinemment la philosophie d’action que veut promouvoir l’Union pour la Méditerranée.

© Alfred Mignot pour leJMED.fr

Site du CAMED : http://www.le-camed.com
Courriel CAMED : lecamed@hotmail.fr


à lire également Tous pays UPM

Articles récents recommandés

 

Flash 7/7fr
Intl. es it

Agenda

Marseille - Paris - Tous pays UPM

9 janvier - 13 juin 2012

EUROMED-IHEDN : les Entretiens en 2012

Les conférences, sujet et conférencier, sont identiques à Paris et à Marseille. La plus grande liberté d’opinion est recherchée. Les conférenciers (...)

Paris - Egypte

28 mars - 23 juillet 2012

« Le crépuscule des Pharaons » revit à Paris

Statue fragmentaire d’Amon - Époque libyenne, vers 800 avant notre ère. Origine inconnue, or , 17,5 cm (H), 4,7 cm (L), 5,8 cm (P) © The (...)

Paris - France

31 mars - 25 juin 2012

Deux César face-à-face au Musée du Louvre

À travers cette exposition, le riche passé de l’Arles romaine (Arelate) renaît : de l’imposante architecture de la ville à son intense activité (...)

Sanary-sur-Mer - France

24 mai - 17 juin 2012

Maroc et Vitali, vedettes de PhotoMed 2012

La réussite, en 2011, de la première édition de PhotoMed, avec près de 50 000 visiteurs, a bien sûr encouragé la municipalité de Sanary-sur-Mer à (...)

Fès - Maroc

8 juin - 16 juin 2012

Festival des musiques sacrées du Monde

Le XVIIIe Festival de Fès des Musiques sacrées du monde se déroulera du 8 au 16 juin 2012. Son fil conducteur : réenchanter le monde, thématique que (...)

Persona Grata : Tribunes Libres, Entrevues, Portraits, Initiatives

Culture

Aux « Mardis de Marigny » : le « matrimoine » musical méditerranéen, passerelle de traditions et de modernité

Paris - Le récent « Mardi de Marigny » du 6 février 2012 était dédié au thème de « La musique en Méditerranée, une histoire de dialogue et de résonances ». Avec pour invités des personnalités reconnues pour l’excellence de leur art, cette rencontre fut une fois de plus une réussite, l’occasion de décrypter certaines interactions entre musiques méditerranéennes. Des interactions inscrites (...)

« Histoires vraies de Méditerranée » ou l’ambition littéraire originale de Marseille-Provence 2013

Marseille - Dans la perspective de Marseille‐Provence 2013, Capitale européenne (et, de fait, méditerranéenne) de la Culture, est né un projet littéraire original, ouvert à tout contributeur – « simple citoyen » comme écrivain – de treize pays méditerranéens, et fondé sur l’idée que « l’on n’a pas tous un roman à écrire mais nous avons tous une histoire à partager ». « Histoires vraies de (...)

EuroMed - UpM

J.-F. Coustillière : « Le 5+5 est un processus expérimental plein de promesses »

Toulon - Jean-François Coustillière, Consultant sur les questions euro-méditerranéennes, est un fervent défenseur de la réactivation et du renforcement du processus dit du « 5+5 », auquel participent cinq pays de la vie nord et cinq pays de la rive sud de la Méditerranée. Dans cet entretien avec la journaliste Agnès Levallois, spécialiste du monde arabe, l’ancien contre-amiral (...)

Gabriel Enkiri : « Le temps est venu
de faire la paix en Méditerranée ! »

Paris - Se référant en particulier à l’histoire de l’épopée phénicienne, qui a largement débordé de la Méditerranée – jusqu’en Bretagne ! – le journaliste émérite et écrivain Gabriel Enkiri, d’origine bretonne et libano-palestinienne, nous rappelle ici que trois pays – le Liban, la Tunisie et la Bretagne – ont noué, dans ce lointain passé, des relations commerciales que l’on pourrait (...)

Vincent Peillon se prononce pour la relance de l’UpM et un plan Marshall de l’UE pour l’EuroMed

Paris - La Méditerranée (ou plutôt son absence) dans la campagne de l’élection présidentielle en France, tel était le thème de la rencontre-débat organisée par l’IPEMED en coopération avec l’Académie diplomatique internationale (ADI) et de l’hebdomadaire panafricain « Jeune Afrique », vendredi 30 mars 2012 à Paris. Bonne nouvelle pour les « Méditerranéistes » : au vu des déclarations (...)

Villes - Pays - Régions

Pr A. Mebtoul : Le (triste) bilan socio-économique de l’Algérie à la fin 2011 (50 ans d’économie algérienne, Ch. III)

Alger - Dans ce troisième volet (1) de son étude sur cinquante ans d’économie algérienne, le professeur Abderrahmane Metboul met en lumière certains artifices relatifs à l’évaluation officielle du PIB, des taux de chômage et d’inflation, démontrant en quoi ils sont biaisés. Il explique aussi comment s’articule le triptyque infernal de l’économie informelle, de la rente pétrolière et (...)

Maroc - Suicide d’Amina : déjà 771 000 signataires d’une pétition contre les violences faites aux femmes

Rabat - Samedi 10 mars 2012, Amina Filali, jeune fille marocaine de 16 ans violée, battue et obligée d’épouser son violeur, s’est donnée la mort – le seul moyen à ses yeux d’échapper au piège que lui ont tendu son violeur et la loi. Des milliers de Marocain(e)s ont manifesté pour réclamer une véritable réforme et le mouvement international citoyen Avaaz.org a lancé une pétition pour (...)

Investir en EuroMéditerranée

Grand Lyon : la BEI libère la seconde tranche du prêt de 300 M € pour la rénovation urbaine

Lyon - Gérard Collomb, Président du Grand Lyon, et Philippe de Fontaine Vive, vice-Président de la Banque européenne d’investissement (BEI) ont signé, lundi 19 mars 2012, la deuxième tranche du contrat de prêt destiné au financement de la rénovation urbaine du grand Lyon, soit 150 M € sur un total de 300 M € à savoir 150 millions d’euros (100 M € ayant déjà été mobilisés l’an (...)

L’Ile-de-France obtient un prêt de 200 M € de la BEI pour des infrastructures durables et performantes

Paris - Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France, et Philippe de Fontaine Vive, vice-Président de la Banque européenne d’investissement (BEI) ont signé le 16 mars 2012 à Paris une convention de prêt de 200 M € destinés à financer les infrastructures qui permettront d’améliorer la desserte en tramway, de la proche banlieue parisienne. Photo ci-dessus, de gauche à droite (...)

Entreprises & Marchés

Étienne Pauchant - META : Quelques pistes pour contrer l’érosion de la part mondiale du tourisme euromed

Sophia Antipolis - Dans la note de conjoncture 2011-2012 qu’il vient de rendre publique, Étienne Pauchant, Président-Fondateur de META (Mediterranean Travel Association), analyse dans le détail l’état et les tendances de l’activité du secteur du tourisme sur l’ensemble des pays riverains de la Méditerranée. Dans la seconde partie de la note, intitulée « Quelques pistes pour 212 », Étienne (...)

Tribune Libre, par Étienne PAUCHANT, Président Fondateur de META

Le tourisme méditerranéen en quête de reconquête

Sophia Antipolis - Après une année 2011 très bousculée par une crise économique polymorphe en Europe et par l’incertitude qui souffle encore sur le tourisme des rives Sud et Est méditerranéennes, les premiers scénarios concernant 2012 ont été établis à l’occasion de l’ITB, le Salon du tourisme de Berlin, qui s’est tenu du 6 au 10 mars 2012. Ils confirment des départs en vacances cette année, (...)

Voyages et Art de Vivre

Thalasso et Spa Télès de l’hôtel Royal Kenz à Port el Kantaoui : en Tunisie, le bien-être dans un bel écrin

El Kantaoui - À 3 heures de Paris, aéroport de Monastir en Tunisie. Puis par la route, rendez-vous à Port El Kantaoui (à 33 km). Cette petite station balnéaire méditerranéenne verdoyante (on l’appelle aussi le Port Jardin !) est nichée dans le golfe d’Hammamet le long de longues plages de sable fin et proche de Sousse (à 7 km), la troisième agglomération du pays. Surnommée la perle du (...)

Thalasso et Spa : Les bons plans bios et détox 2011 de Thalazur à Bandol, sur la Côte d’Azur

Bandol - Fin de partie pour l’hiver, voilà le printemps et ses envies… d’un séjour zen et revitalisant dans un lieu chic et décontracté ? À Bandol, la thalassothérapie & Spa Thalazur a rouvert ses portes après une rénovation complète très réussie en 2010. C’est beau, chic, bio et détox ! Pour les femmes, et les hommes aussi… Photo ci-dessus : le site du centre de thalasso Thalazur, (...)